Nos combats

Une filière qui s'est construite en se défendant

Une filière agricole ne naît pas installée. Elle doit être reconnue juridiquement, représentée auprès des pouvoirs publics et défendue chaque fois que son cadre réglementaire est remis en cause. Depuis 2020, l'AFPC accompagne cette construction — celle de la filière française du chanvre à actifs.

Notre méthode

Une logique d'action constante

1
Écouter le terrain et les producteurs
2
Dialoguer avec les administrations et les parlementaires
3
Construire des propositions concrètes
4
Mobiliser les partenaires de la filière
5
Engager une action juridique lorsque le dialogue n'a pas suffi
Le recours devant les tribunaux n'est jamais une fin en soi. C'est le dernier outil d'une méthode qui privilégie d'abord la concertation.
Chronologie

Les étapes clés, de la reconnaissance du CBD au plan DGAL

1
19/11/2020
CJUE, arrêt Kanavape (C-663/18) : le CBD n'est pas un stupéfiant.
2
08/10/2021
Conseil d'État, n°455024 — référé, l'AFPC demandeur.
3
29/12/2022
Conseil d'État, n°444887 — annulation de l'interdiction de vente des fleurs et feuilles (l'AFPC demandeur).
4
07/11/2023
Conseil d'État, n°476146 — désistement (l'AFPC demandeur).
5
20/11/2025
L'Assemblée nationale vote la suppression de l'article 23 du PLF 2026.
6
21/01/2026
Suppression de l'article 23 confirmée (49.3).
7
15/04/2026
La DGAL annonce son plan de contrôle national aux organisations professionnelles (dont l'AFPC).
8
15/05/2026
Entrée en application du plan de contrôle DGAL.
Nos grands combats

Quatre chantiers structurants

1

Faire reconnaître juridiquement la filière

Avant 2020, la vente de CBD en France reposait sur un cadre incertain : un arrêté de 1990 limitait l'usage du chanvre aux seules fibres et graines, excluant de fait la fleur.

Le 19 novembre 2020, la Cour de justice de l'Union européenne a tranché dans l'affaire dite « Kanavape » (CJUE, C-663/18) : un État membre ne peut pas interdire la commercialisation d'un CBD légalement produit ailleurs dans l'Union, y compris lorsqu'il est extrait de la plante entière.

Cette clarification a ouvert plusieurs années de bataille juridique française, où l'AFPC s'est directement engagée : l'association a saisi le Conseil d'État dès 2021, puis en 2022, dans les procédures qui ont abouti à la suspension puis à l'annulation de l'interdiction de vente des fleurs et feuilles au grand public (Conseil d'État, 29 décembre 2022, n°444887).

Concrètement : la vente de fleurs de chanvre à moins de 0,3 % de THC, aujourd'hui pilier économique de toute la filière, résulte directement d'un contentieux porté par les producteurs eux-mêmes.
2

Structurer une filière agricole

L'AFPC ne se limite pas à la défense contentieuse. Elle construit :

  • la représentation de plus de 250 producteurs auprès des pouvoirs publics ;
  • des formations professionnelles pour accompagner la montée en compétence des agriculteurs ;
  • des propositions réglementaires (une dizaine portées à ce jour) ;
  • des travaux en vue d'une interprofession dédiée à la fleur et à la feuille de chanvre.

L'AFPC ne se contente pas de réagir aux menaces : elle pose les bases d'une filière durable.

3

Défendre la filière face aux PLF tel que celui de 2026

En octobre 2025, le projet de loi de finances 2026 comportait un article 23 qui menaçait directement la filière : une taxe d'accise calquée sur le tabac, une distribution réservée aux buralistes agréés et l'interdiction de la vente en ligne des produits CBD à fumer.

Face à cette menace, la filière s'est mobilisée : rencontres avec des parlementaires, échanges avec les ministères, communication et information des adhérents. Le 20 novembre 2025, l'Assemblée nationale a voté la suppression de cet article ; après plusieurs rebondissements, la suppression a été confirmée le 21 janvier 2026.

Ce résultat démontre la capacité de la filière — et de l'AFPC en son sein — à se mobiliser efficacement quand l'essentiel est en jeu.
4

Défendre les débouchés agricoles

Depuis avril 2026, un nouveau front s'est ouvert : le plan de contrôle national de la DGAL cible les produits alimentaires à base de cannabinoïdes, avec des conséquences directes pour les producteurs et les commerces de la filière.

Découvrir la mobilisation en cours
Repères

L'AFPC en quelques repères

2020
année de création de l'AFPC
250+
producteurs représentés
10
propositions législatives défendues à ce jour
2022
annulation de l'interdiction des fleurs et feuilles (CE, n°444887)

Les combats d'hier préparent ceux d'aujourd'hui

La reconnaissance juridique du CBD, la structuration professionnelle, la défense face au PLF 2026 : autant d'étapes qui ont permis de préparer les combats actuels. L'AFPC poursuit son engagement au service d'une filière agricole française encore jeune, mais déjà organisée.