Mobilisations en cours

La filière se défend face au plan de contrôle de la DGAL

Depuis avril 2026, un plan de contrôle national vise les produits alimentaires à base de cannabinoïdes. L'AFPC agit — par le dialogue d'abord, puis par le recours — pour protéger les producteurs qui ont respecté le cadre en vigueur.

01 — Comprendre

Comprendre la situation

Le 15 avril 2026, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a annoncé aux organisations professionnelles de la filière chanvre, dont l'AFPC, un plan de contrôle national.

Ce plan vise tous les produits alimentaires contenant du CBD, du THC ou tout autre cannabinoïde : huiles sublinguales, gummies, capsules, chocolats, boissons et infusions à base de sommités fleuries.

Le fondement invoqué

Le plan s'appuie sur le règlement européen Novel Food (UE 2015/2283), en vigueur depuis 2015. Ce règlement impose une autorisation préalable pour tout ingrédient non consommé de manière significative dans l'Union avant le 15 mai 1997 — autorisation qu'aucun dossier CBD n'a, à ce jour, obtenue. Les contrôles sont entrés en application le 15 mai 2026, sans période de transition.

Ne sont pas concernés : les fleurs et résines de chanvre, les cosmétiques, les e-liquides, les graines et l'huile de chanvre alimentaire non enrichie en CBD — des catégories qui relèvent d'un autre cadre réglementaire.
02 — Enjeux

Pourquoi ce sujet concerne toute la filière

Ce plan touche directement plusieurs maillons de la filière :

  • Les producteurs, dont une partie de la production était destinée à la transformation alimentaire.
  • Les transformateurs, dont certaines gammes sortent brutalement du marché.
  • Les commerces spécialisés, pour lesquels les produits alimentaires CBD pouvaient représenter une part significative du chiffre d'affaires.
  • Les territoires ruraux, où cette activité s'est développée ces dernières années.

Ces filières se sont construites en investissant et en se conformant aux règles en vigueur jusqu'ici tolérées. Le changement brutal de doctrine administrative fragilise des choix d'investissement faits de bonne foi.

03 — Notre action

Pourquoi l'AFPC agit

Face à l'annonce du 15 avril 2026, l'AFPC a d'abord cherché le dialogue. Le recours n'intervient qu'après plusieurs semaines d'échanges restés sans issue.

1
15 avril 2026
La DGAL annonce son plan de contrôle national aux organisations professionnelles, dont l'AFPC.
2
Dès l'annonce
L'AFPC demande la suspension du plan et un rendez-vous avec le ministère de l'Agriculture. Une rencontre a lieu, sans avancée concrète.
3
15 mai 2026
Entrée en application des contrôles, sans période de transition.
4
20 mai 2026
Le ministère de l'Agriculture confirme par communiqué le retrait du marché des produits alimentaires contenant du CBD.
5
21 mai 2026
L'AFPC cosigne avec l'UIVEC et l'UPCBD un communiqué commun demandant la suspension du plan sous 48 heures et l'ouverture d'une véritable concertation.
6
10 juin 2026
Faute de réponse satisfaisante, un recours est déposé devant le Conseil d'État contre le plan — référé-suspension et annulation au fond — porté par l'UIVEC et l'UPCBD, dans la mobilisation collective à laquelle l'AFPC est associée.

Ce recours n'est pas une opposition de principe à l'État. C'est le moyen, après un dialogue resté sans issue, de protéger durablement les producteurs qui ont respecté le cadre en vigueur.

04 — Concrètement

Ce que fait concrètement l'AFPC

Dialogue

Ministère de l'Agriculture, administrations (DGAL, DGCCRF), parlementaires.

Action juridique

Recours devant le Conseil d'État, demande de suspension en urgence, analyses juridiques du plan.

Mobilisation

Organisations professionnelles (UIVEC, UPCBD), syndicats agricoles, producteurs adhérents.

Communication

Communiqués communs avec l'UIVEC et l'UPCBD, réseaux sociaux, information des adhérents.

L'AFPC en chiffres

Une action mesurable

250+
producteurs représentés par l'AFPC
10
propositions législatives défendues à ce jour
1ᵉʳ
la France, premier producteur de chanvre en Europe
~50 %
des produits CBD du marché français concernés par le plan
05 — Ensemble

Une mobilisation collective

Ce dossier dépasse largement l'AFPC seule. L'action devant le Conseil d'État est portée conjointement avec l'UIVEC et l'UPCBD. D'autres organisations agricoles se sont associées aux prises de position publiques.

UIVEC — valorisation des extraits de chanvre UPCBD — professionnels du CBD Syndicats agricoles partenaires
Emplacement réservé aux logos des organisations partenaires (MODEF, Fnsea, Confédération paysanne, Coordination rurale, UIVEC, UPCBD…) — à insérer lorsque les accords de diffusion sont confirmés.

La défense de la filière est une responsabilité partagée entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

06 — Agir

Comment soutenir cette mobilisation

Les recours, les analyses juridiques et les rencontres institutionnelles mobilisent des moyens humains et financiers importants. Trois niveaux d'engagement, du plus simple au plus décisif :

1

Relayer

Informer et partager les communiqués de l'AFPC auprès de votre réseau.

2

Adhérer

Rejoindre l'AFPC pour renforcer la représentation collective de la filière.

3

Faire un don

Soutenir financièrement le fonds de défense de la filière.

Vous aussi, vous pensez que cette filière mérite d'être défendue ?

Découvrez nos actions et soutenez la filière.